vendredi 31 octobre 2008

Les portes du saloon

De retour sur les ondes western. Je me suis accordée sur les beats d'un harmonica.
Je suis toujours une fille du Far-West, mais avec des mitaines.
Peut-être que cela m'adoucit, je n'en sais rien.

J'écoute mes country boys, j'observe les vautours de loin.
C'est fou comme ils peuvent être sournois et à la fois si...évident.
Il suffit de savoir regarder vers le haut, vers l'avenir. Mais quand on oublie de le faire, les Apaches savent nous prendre au dépourvu. J'en ai buté 2-3 pour l'hiver. Qui sait, ça se mange peut-être, des vautours. Un petit goût faisandé, you know.

J'ai quitté les rangs intellectuels, le goût de performance. Le saloon de l'université ne m'apportait guère de plaisir, ni d'honneurs. Le rodéo mental, c'est pas trop mon truc. J'erre dans le savoir comme Lucky Lucke erre dans le coucher de soleil. Je machouille un brin d'herbe au lieu d'un corpus de textes incompréhensibles. Ça me va bien.

On galope à son rythme. That's it. 

Récemment, ma vie dans la forteresse du savoir me faisait réaliser comment les portes closes pouvaient être ennuyantes. Messieurs, il n'est pas question d'un bordel, plein de jarretelles et de cuisses généreuses. Quoique le taux d'hormones qui y flottent est sûrement comparable. Fille du far-west ne se destine certainement pas à un tel avenir. Fade et théorique. Mon mandat: foutre le bordel dans l'écosystème yankee.

Jusqu'à présent Jack G. and Matthew the magicians sont mes plus fidèles adjudants. Dans la théorie du réalisme, post néo penseur, nous sommes les champions. Ils n'auront jamais rien vu venir, c'est saletés de sauvages. N'est-ce pas barbare d'éduquer ainsi la jeunesse et de leur retirer le peu de plaisir qu'ils puissent en tirer?